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Flyingmicrobes
L'histoire du groupe

Les origines des Flying Microbes

 

Nous sommes à Caen en 1984, Jean luc rentre de l’armée, pose son paquetage et s’accorde un congé sabbatique avec la farouche volonté de monter un groupe de punk rock. Il s’était payé une basse Fender précision d’occase (la même que JJ Burnel) avant l’armée, avec la paye d’un boulot d’été en usine. Il finit par rencontrer Christophe, petit punkos de 17 ans qui séchait les cours pour aller au Trotteur (bar à l’ambiance plutôt rock du centre ville de Caen) et qui apprenait la batterie en autodidacte, en copiant Lol Tolhurst dans sa chambre, avec un casque sur les oreilles.

Là, avec 1 pote de Christophe, ils décident de créer Illégale Résistance, combo punk éphémère qui répétait un mercredi après-midi sur deux dans la cuisine de maman, à la campagne. Un gamin, surdoué de la guitare, les rejoint.
De ces sessions, un unique morceau sortira totalement achevé.
Quelques années plus tard, quelle surprise en écoutant un 45T des Disrupters, groupe Punk Anglais de troisième zone dont ils n’avaient jamais entendu parler avant, de reconnaître « leur » morceau. Comme quoi « copier » n’est pas toujours volontaire.

De ces premières déflagrations sonores, ne restera qu’une solide amitié entre Christophe et Jean-luc qui dure encore, 30 ans plus tard !

Quelques mois après, Jean-Luc déménage et part à 90 kms de Caen, à la cambrousse, mais il fréquente toujours Christophe, organise quelques bœufs mémorables au milieu des vaches, manque de foutre le feu au grenier à foin du voisin. Les 2 potes vont aux concerts ensemble dès que possible.

Jean-Luc monte une boîte avec un ami. Un an plus tard l’ami quitte la boîte pour monter autre chose. Jean-luc reprend les parts de la société et décide d’ouvrir un magasin de disques d’occasion sur le modèle de « Parallèles » à Paris ou des « Tapes » londoniens. Il embarque Christophe dans l’aventure, trouve un emplacement pas trop cher dans l’hypercentre de Caen,  emprunte auprès d’un organisme de crédit (aucune banque ne voulant suivre une activité inconnue dans nos contrées), fait cautionner toute la famille, et, après quelques semaines de travaux faits de bric et de broc, ouvre « Alternatives  la Caverne des Maniacs du Rock », Un squat en vert et noir comme l’écrira le guide Le Petit Futé. Nous sommes le 1er mars 1988. L’aventure durera 13ans.

Après quelques années, Alternatives deviendra l’un des plus gros disquaires rock indépendant de province, pèlerinage obligatoire pour tout amateur français ou étranger passant dans la région.

Après le lancement d’Alternatives, Christophe et Jean-Luc veulent à tout prix remonter un groupe. Ils embauchent deux gamins avec la morve au nez, le cousin Mehdi et son pote Frédéric. Nous sommes en 1991 : Les Flying Microbes sont nés.

Le local est trouvé : ce sera une petite pièce de 12m2 dans le sous-sol du pavillon de Josh (Belle-Maman) à Villers Bocage. L’isolation est réalisée avec de la moquette récupérée dans les poubelles, des tasseaux et du polystyrène. Les débuts se font sur des amplis minuscules tout à fond, toujours : un Novanex 6w pour la basse et un petit Fender Champ 15w récupéré avec une Gibson L6S auprès d’Etienne, le cousin de Jean-Luc, qui ne s’en servait plus… Etienne sera payé bien plus tard ! Christophe apporte sa batterie, une Maxwin jaune.

Dans le plan de départ, Fred devait chanter. Il essaie mais n’y arrive pas. Tant pis ! Pas grave ! Il s’achète une petite copie et deviendra le second guitariste. Jean-Luc qui avait de vagues notions de guitare lui montre trois accords… Et c’est parti comme en 14.

Bien sur, pas le niveau pour faire des reprises. Donc ça compose tout de suite. Bizarrement tous les premiers morceaux ressembleront à du Sonic Youth !

 

Un peu plus tard, Pierre et Karine, qui sont des clients fidèles d’Alternatives se rapprochent de Jean-Luc et Christophe. Pierrot est prof la semaine et DJ le week end au Transfert. Pierrot et Karine viennent voir quelques répètes destroy. Pierrot monte un groupe sur Lisieux. Il fera un concert avec ses potes dans un bar de nuit sur la côte, à Deauville, puis après quelque temps, ils se séparent.
Naturellement, Pierrot rejoint les Flying. Il devient leur chanteur. Le groupe est constitué, l’aventure est vraiment commencée !

 
 
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